Notre association réunis des jeunes, des travailleurs sociaux, des professeurs de tous horizons convaincus de la nécessité de développer la connaissance de la spiruline dans les pays en voie de développement afin de lutter contre la malnutrition. Nos chargés de mission (Violaine Neto-Gameiro et Caya Aubert) ont été formés à la culture de spiruline en France à la ferme des Balmes Hérault à la ferme spiruline de Provence de Jean Bernard Simian et au CFPPA de Hyères. Pour lutter efficacement contre la malnutrition l’enseignement des techniques de production de la spiruline dans les pays pauvres du Sahel est une solution.
La déclaration des droits de l’homme de 1948 assure à chaque être humain le droit à la nourriture. Aujourd’hui un tiers de l’humanité est privé de ce droit élémentaire.
L’UNICEF estime que la malnutrition tue 36 000 enfants chaque jour Ce fléau ne peut être combattu efficacement qu’en permettant aux populations défavorisées d’accéder à une autonomie alimentaire à l’échelon local, fondée sur des productions diversifiées couvrant les besoins nutritionnels indispensables.
Notre association diffuse la culture locale de spiruline au Burkina Faso au travers de la création d’une ferme école destinée à la formation des adultes à la culture de spiruline familiale et artisanale. Notre vocation est d'apporter notre soutien à toute initiative burkinabé visant à créer une unité de production de spiruline artisanale afin de créer un réseau de fermes écoles de spiruline.
Pour que la production de spiruline soit autonome et durable il est nécessaire de transférer la méthode de culture au travers d’une formation efficace et adaptée. Pour pérenniser l’autonomie de la production nous avons choisi d’implanter notre ferme école au sein du tissus associatif local. Ainsi la spiruline produite bénéficie directement aux usagers d’associations locales, compétentes et bien implantées.
Une partie de la spiruline produite permet le soutien alimentaire des associations partenaire, l’autre est commercialisée afin d’assumer durablement les coûts de production de manière autonome. Comme cet apport de financement ne suffit pas à lui seul, nous avons choisi de mettre en place des activités génératrices de revenus connexes à la production de spiruline.
Le projet spiruline solidaire et autonome à Bobo-dioulasso s’inscrit dans une logique de micro projet autonome, endogène, durable et solidaire. La spiruline est originaire du sahel et parfaitement adaptée au climat burkinabé. Les associations locales ont sollicité l’installation d’une ferme de spiruline pour subvenir aux besoins des populations dont elles ont la charge. Les bénéficiaires sont ainsi les initiateurs du projet, qui répond à un besoin réel.
La culture de la spiruline est parfaitement adaptée aux pays pauvres en cela qu elle ne nécessite qu’un investissement limité pour un rendement en protéine inégalé. Elle est de plus la production de protéine la plus économe en eau. L’apprentissage des méthodes de culture est adapté au niveau de formation moyen au Burkina Faso.
L’autonomie de la ferme école est nécessaire à sa pérennité. La vente d’une partie de la spiruline produite permet l’autofinancement de la structure et de son œuvre solidaire locale. Notre ferme de culture de spiruline biologique est installée au sein du Dispensaire Trottoir, notre association partenaire. Par la création d'activités connexes à la culture de spiruline: production de WATA, de komboucha ou encore de kéfir, notre démarche est d'accéder à l'autofinancement de la ferme école et à l'autonomisation de notre partenaire.
Dans notre ferme-école, nous fonctionnons avec un milieu à base d'eau de cendre et nous utilisons encore des engrais hydrosolubles bien que nous ayons trouver des méthodes permettant d'en limiter l'usage. Nous entendons poursuivre les recherches sur la spiruline biologique afin de reduire les couts de production, de s'affranchire de l'importation d'engrais et de mieux respecter la nature.
Nous profitons de cette page pour remercier Jerôme Castaing, notre chargé de mission pour son merveilleux travail.
Nous contacter: spirulinesolidaire@gmail.com
06 08 63 93 95
Produite au Burkina Faso depuis 1999, la spiruline est un petit être aquatique vieux de 4 milliards d’années. Elle croît à l’état naturel dans les lacs salés et alcalins des régions chaudes. Elle est consommée depuis toujours par les Kanembous du lac Tchad. C’est en s’intéressant à ces habitants du Kanem, qui semblaient insensibles à la malnutrition, que des chercheurs (Ripley Fox, JP Jourdan) ont découvert la spiruline dans les années 50. Ce micro-organisme, capable de photosynthèse et se reproduisant rapidement, fut appelé " spiruline " de par l’aspect de filament spiralé qu’il présente au microscope (sa dénomination scientifique est Arthrospira platensis, il s’agit d’une cyanobactérie).
La spiruline est le plus complet de tous les aliments. Dépourvue de paroi cellulosique, la spiruline est parfaitement digeste crue ou simplement séchée. Elle est d’une richesse nutritionnelle inégalée.60 à 70% de protéines c'est à dire 2 fois plus que le soja et 3 fois plus que la viande de bœuf. Très riche en vitamines et en Fer assimilable, elle contient également des nutriments rares dans l’alimentation courante comme des poly-saccharides sulfatés stimulant les défenses immunitaires ou l’acide gamma linoléique. De nombreux tests nutritionnels ont prouvés la biodisponibilité de ces micro-nutriments.
C’est pourquoi la spiruline est utilisée dans les centres de récupération nutritionnelle en Afrique noire avec d’excellents résultats (voir essai clinique de réhabilitation nutritionnelle). La spiruline sèche est ajoutée aux aliments des enfants (lait ou bouillie). Une cuillère à soupe (10 g) suffit à couvrir les besoins journaliers en protéines. Ce mode d’utilisation ne change en rien les habitudes alimentaires du public visé. Il suffit d’ajouter la spiruline en faible quantité sur les aliments de tous les jours pour bénéficier de ses bienfaits. Dans l’alimentation familiale, la spiruline s’utilise comme une épice. Elle est mélangée au Tau (dans la sauce de repas) et n’en change pas le goût.
Ainsi une production locale économiquement viable et autonome permet de lutter efficacement contre la malnutrition proteino-énergétique plus efficacement que tous les médicaments stimulateurs de l’appétit et formules nutritionnelles jusqu’ici exportées à grands frais par les pays occidentaux sans résultats probants.
La réponse à la carence de la production de protéine au Burkina ne peut être que locale et endogène elle réside dans une diversification des productions agricoles locales.
Jusqu’à récemment, l’intérêt de la Spiruline résidait uniquement dans sa valeur nutritive, depuis peu, les chercheurs étudient les effets thérapeutiques potentiels de la Spiruline. De nombreuses études concluent à l’action immunostimulante de la spiruline : « Cette algue augmente la résistance aux infections, améliore la production de globules rouges, stimule celle des anticorps et des cytokines, favorise l’activation des macrophages, ainsi que des lymphocytes T et B. Son action est prouvée dans des cas de HIV, de cytomégalovirus, d’herpès. En outre, des extraits de spiruline ont pu inhiber la cancérogenèse ». D’autres études démontrent l’augmentation des Lactobacilles de la flore intestinale, la réduction de la toxicité des reins par les métaux lourds et les drogues, et la protection contre les radiations.
Le Pr Montagnier soutient l’approche nutritionnelle de la maladie, il souligne l’importance d’un apport en spiruline au régime des malades du VIH/SIDA. Des études scientifiques tendent à montrer l'aptitude de la spiruline à inhiber la réplication virale, et à renforcer les mécanismes du système immunitaire. « Les malades prenant de la spiruline quotidiennement voient leurs marqueurs CD4 augmenter » (conférence internationale sur le SIDA de Toronto). On observe souvent l'amélioration de l'état de santé des porteurs du virus VIH, la stimulation du système immunitaire permettant de limiter la survenue d’infections opportunistes.
La spiruline se cultive en bassin, dans un milieu alcalin enrichi d’engrais courants. Elle doit être agitée pour faciliter sa photosynthèse et doit bénéficier d’un demi-ombrage pour prospérer.
Ces bassins, profonds d’environ 20 cm, peuvent être construits avec des matériaux simples disponibles dans les pays défavorisés tels que des bois récupérés et des bâches plastiques (idéal pour la spiruline produite à l’échelle familiale). Pour les bassins de la ferme école de Bobo-Dioulasso, nous avons choisi d’utiliser ldu ciment étanchéifié ; matériau certes plus coûteux mais durable et nécessitant moins d’entretient qu’une bâche devant être remplacée tous les 5 ans.
Pour ensemencer il s'agit de transvaser dans du milieu de culture neuf un certain volume de culture provenant d'un autre bassin en production jusqu'à obtention d’une concentration satisfaisante. La souche utilisée pour ensemencer les premiers bassins de notre ferme école provient de la ferme de spiruline « Nayalgué » de Koudougou qui nous soutient depuis le début du projet. Pour augmenter le volume de culture, nous procédons par la création d'un compartiment temporaire (1 m²). Cette séparation permet d’augmenter progressivement le volume de culture au fur et à mesure que la concentration en algue augmente. Cette technique du « bassin à géométrie variable » permet d’accroître le volume de la culture sans en modifier brutalement la concentration ce qui lui causerait un stress trop important.
Notre spiruline croit dans un milieu de culture saumâtre et très alcalins (classiquement à pH 10, et jusqu’à pH > 11), la spiruline est ainsi pratiquement insensible aux problèmes de contamination par d'autres organismes. Cet avantage décisif permet sa culture sans risque, même dans des systèmes de très basse technologie et sous des climats tropicaux.
Conformément à la volonté de nos partenaires burkinabés, nous avons choisi d’opter pour la culture biologique :pour obtenir un milieu de culture au PH optimal nous utilisons l’eau de cendres :il s’est agit de lessiver des cendres de bois récupérées dans les doloteries (cabarets ou l’on prépare la bière de mile qui nécessite hélas dans son élaboration de brûler beaucoup de bois) tamisées par nos soin et lessivées à raison de 20kg de cendres pour 100 litres d’eau. Nos 100m² de culture ont ainsi nécessité de collecter une tonne de cendres de bois.
Pour la nourriture de la spiruline nous utilisons des engrais hydrosolubles mais nous experimentons dans un bassin de cuture spécifique des méthodes de culture biologique.
Nous expérimentons actuellement le lombricompostage qui est extrêmement nutritif. Nous avons en effet fait concevoir par des artisans locaux un lombricomposteur alimenté par ces mêmes déchets végétaux qui permet de recueillir les déjections liquides des lombrics que nous y élevons.
A compter de mars 2011, un nouveau chargé de mission viendra mener un projet d'électrification solaire du dispensaire trottoir et mener des experiences sur la methanisation afin de fournir l'apport de carbone nécessaire à notre production de spiruline.
Il est impératif d’agiter, au moins occasionnellement (2-4 fois par jour), une culture de spiruline. On favorise ainsi une dispersion homogène de l’algue dans le liquide, et son exposition à la lumière. Une agitation trop violente endommage la spiruline et provoque l’apparition de mousse. C’est pourquoi l’agitation manuelle est idéale pour son développement. L’agitation se fait au moyen d’une pelle en plastique ou d’un balais réservé à cet effet.
Mais dans le cas de notre culture de 36m² nous avons trouvé préférable de recourir à l’agitation par des roues à aubes sommaires construites avec des matériaux peu coûteux. En attendant l’acheminement des panneaux solaires qui ont été offert à notre partenaire nous utilisons temporairement des pompes à vortex que nous faisons fonctionner ¼ d’heure par heure.
L’atelier jeune et partage nous à offert des moteurs de scie circulaire et de ponceuses excentriques que nous allons utiliser en combinaison avec les panneaux solaires pour réaliser des roues à aubes écologiques sur les plans conçus par le producteur de spiruline des îles Canaries Peter Schelling.
Ainsi la culture de spiruline requière-t-elle peu de technologies complexes et une énergie propre, elle est en ceci parfaitement adaptée au niveau de développement du Burkina Faso et 100% écologique nous nous conformons ainsi totalement à la volonté de nos partenaires burkinabés.
Une très forte lumière (plein soleil) peut être dangereuse dans les cas suivants :
Par contre, une culture en bonnes conditions de concentration et de température pourra être exposée avec profit à un maximum de lumière naturelle. On réduit volontairement la luminosité par ombrage si l’on désire freiner la croissance de la spiruline, ou si l’on se trouve dans l’un des quatre cas précédents. C’est pourquoi l’écran fournissant l’ombrage doit être modulable.
On écume la surface du bassin puis, par filtration et pressage on obtient une masse verte : La spiruline fraîche. Ce processus de récolte (par filtration) ne retient que les particules d’une taille proche de 50 à 100m. La morphologie très particulière des filaments de spiruline, ainsi que leur teneur en pigments particuliers, simplifient considérablement les contrôles de routine : un matériel relativement rudimentaire (microscope à faible grossissement) suffit déjà à un contrôle de qualité acceptable.
La consommation directe de la pâte de spiruline retirée du bassin est hautement souhaitable : en plus des aspects de simplicité et d’économie, elle a de plus une douce saveur d’épinards. Une telle consommation "immédiate" assure au mieux la sécurité bactériologique du produit, puisqu’elle minimise le temps passé hors de la protection du milieu de culture.
Nous avons conclu un partenariat avec l’université polytechnique de Bobo-Dioulasso qui effectue sur notre spiruline les analyses nécessaires a un contrôle qualité plus poussé (métaux lourds, bactériologique).
Nous avons également pour partenaire le laboratoir BIOREDS de L'université des sciences et techniques de lille 1. Ce laboratoire procéde à la vérification des effets thérapeutiques de la spiruline produite: dosage de phycocyanine...
Depuis decembre 2010, nous avons mis au point un protocole de recherche avec BIOREDS. Il s'agit d'experimenter en photobioréacteur des intrants biologiques afin d'en étudier in vitro la productivité dans les condition optimales de lumiére et de température.
La méthode de séchage utilisée consiste à presser puis extruder la masse de spiruline fraîche sur des claies que l’on place dans une caisse recouverte de plastique noir exposée au soleil (four solaire). Les spaghettis ainsi obtenus sont ensuite concassés.
On obtient de petits granulés qu’il est facile de mélanger à la nourriture on peut aussi la réduire la spiruline en poudre pour la mélanger plus facilement aux liquides.
Pour le pressage nous utilisons un palan qui réduit considérablement la force physique mise en œuvre pour cette opération. Pour l’extrusion, nous avons demandé à des artisans de Bobo-Dioulasso de concevoir une machine à manivelle évitant la fastidieuse corvée du pistolet à extruder…
Sèche, la spiruline se mélange à la sauce de repas (Tau) aux bouillies et au lait des jeunes enfants. On l’ajoute simplement à tous les aliments habituels après cuisson. Fraîche, la spiruline forme une pâte à la saveur rappelant celle des épinards. Consommer la spiruline fraîche permet de bénéficier au mieux de ses propriétés nutritionnelles. Mais elle est difficile a conserver en l’état.
Traditionnellement, au Tchad la spiruline est séchée. Les Bobolais adorent la spiruline sèche qui leur rappelle le goût des feuilles de haricots (spécialité locale très prisée).
Plusieurs aspects de la production de spiruline sont particulièrement bien adaptés aux réalités agricoles des pays chauds, voire désertiques. En choisissant un micro-organisme photosynthétique se développant dans un milieu aquatique, on évite les problèmes de qualité des sols, aussi bien que les problèmes de parasites ou de maladie des plantes.
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la consommation d’eau d’une telle production est largement inférieure à celles de toute autre production agricole classique. Du fait de son extrême productivité et des faibles quantités de spiruline nécessaires par personne, les surfaces utilisées pour la production sont également très réduites. Enfin, bien des climats permettent une production de spiruline continue, tout au long de l’année. La spiruline fraîche est immédiatement consommable, sans transformation ni cuisson, donc sans besoin d’un apport supplémentaire d’énergie.
Tous ces facteurs vont dans le sens d’une valorisation des petites surfaces, des sols dégradés ou infertiles. La faible consommation d’eau ainsi que la possibilité de faire appel à des eaux saumâtres (salines ou natronées) inutiles à l’agriculture classique, augmente encore l’intérêt de la production de spiruline dans les régions arides. Enfin, tant la culture elle-même que les étapes menant jusqu’à la consommation du produit, sont remarquablement économes en énergie.
La production de spiruline peut être développée à l’échelle familiale : elle ne nécessite pas d’électricité, peu d’intrants et de moyens car il est possible de réaliser des bassins à l’aide de matériaux de récupération. C’est dans cette optique qu’il apparaît nécessaire de diffuser la formation à la culture de spiruline au plus grand nombre pour permettre a un maximum de famille d’accéder à l’autonomie alimentaire.
Pour être suivie, cette "formation minimale" nécessite des prérequis du niveau de l’école primaire.
La spiruline croît dans un milieu saumâtre et alcalin .Chaque matin, la spiruline est récoltée à la fleur de l’eau elle est filtrée puis pressée et extrudée manuellement. Elle peut alors être consommée fraîche. Pour la conserver, elle est ensuite séchée dans un « four solaire » (une caisse de bois recouverte de plastique noir). Elle est ensuite concassée ou réduite en poudre.
La spiruline permet ainsi de mener des microprojets autonomes.
Le Burkina Faso est l’un des pays les plus pauvres du monde. Un régime suffisamment riche en protéine y est un luxe inaccessible au plus grand nombre. La malnutrition protéino-énergétique (MPE) touche cruellement les enfants, qui ont des besoins en protéines plus élevés ceux de l’adulte. Elle entraîne un retard de croissance et une hyper vulnérabilité aux infections. Les formes graves de MPE sont le marasme et le kwashiorkor : l’enfant perd alors l’appétit et peut mourir d’épuisement ou du fait d’infections opportunistes si son régime alimentaire n’est pas amélioré.
Le gouvernement burkinabé a mis en place un réseau de centres de renutrition visant à rééquilibrer le régime des enfants gravement carencés. C’est en visitant un de ces centres au Burkina il y a quelques années que nous avons découvert la spiruline. Elle est prescrite aux enfants dénutris pour leur apporter les protéines qui leur font défaut. Elle donne de bien meilleurs résultats que les formules habituellement utilisées, elle est de plus peu coûteuse et produite sur place. Nous croyons préférable d’utiliser, pour remédier aux carences alimentaire des burkinabés, des productions agricoles locales autonomes plutôt que d’importer à grands frais les farines de l’oms et les médicaments stimulateurs d’appétits produits dans les pays du nord.
Au Burkina Faso, la malnutrition touche 40 % de la population. Pourtant 80 % de la population travaille dans le secteur agricole. Mais ce secteur n'est pas efficace et n’est pas adapté à la croissance de la population. La faiblesse des moyens techniques, l’aridité du sol érodé au nord et surtout l’absence d’une réelle volonté politique ne permettent pas à une agriculture suffisamment diversifiée de se développer pour voir la malnutrition reculer. Le petit mil et le sorgo occupent 73% des terres cultivées, le Burkina est contraint d’importer chaque année plus de 12 000 tonnes de céréales. La malnutrition ne peut être combattu efficacement qu’en permettant aux populations défavorisées d’accéder à une autonomie alimentaire à l’échelon local, fondée sur des productions diversifiées couvrant les besoins nutritionnels indispensables et respectueuses de l’environnement.
Notons également les ravages causés par le développement de la culture du coton extrêmement gourmand en eau et intrants chimiques nocifs qui conquière chaque année de plus en plus vastes territoires au détriment de l’agriculture vivrière. Nous ajoutons que depuis 2007 le coton transgénique a fait son entrée au Burkina au grand dame des agriculteurs.
Il est donc urgent de diversifier la production agricole du pays afin de rendre les protéines plus abondantes et accessibles ; dans le respect de l’environnement et en tenant compte de difficultés telles que la rareté de l’eau et l’aridité du sol érodé. C’est dans ce but que notre association se fait fort d’installer à Bobo-Dioulasso une ferme école dispensant une formation à la culture de spiruline familiale et artisanale.
Bobo-Dioulasso est la deuxième ville du Burkina elle est située à l’ouest du pays très vert et propice à l’agriculture mais que la déforestation menace. Elle attire une population rurale qui cherche en vain du travail à la ville et les problèmes sociaux y sont préoccupants. Les enfants sont évidemment les plus vulnérables A Bobo-Dioulasso en dépit de la solidarité familiale très développée au Burkina, les enfants des rues sont nombreux. Plusieurs structures d’accueil leur sont destinées. Elles sont hélas insuffisantes et manquent cruellement de moyens. Ainsi la majorité des lieux d’accueil ne peuvent offrir qu’un repas par jour à leurs pupilles le plus souvent composé de céréales. Une de ces structures: Le dispensaire trottoir accueille notre production de spiruline sur son terrain afin de remédier à ces déséquilibres alimentaires, de mettre en place une formation à la production de spiruline et de développer les activités connexes propres à accroitre son autonomie financière.
Mais c’est en brousse que la malnutrition est la plus préoccupante c’est pourquoi notre association à vocation à créer un réseau de petites fermes affiliées et solidaires dans toute la région par la diffusion d’une formation solide, en langue Dioula auprès de stagiaires venu des campagnes.
Au Burkina, la spiruline est majoritairement produite au nord de la capitale Ouagadougou (Koudougou et Loumbila) peu de spiruline est acheminée jusqu’au sud. De plus jusqu’ici la spiruline était produite uniquement au moyens d’engrais NPK très onéreux et vendue à un prix trop élevé pour le niveau de vie local. Nos associations partenaires ( dispensaires, CREN, maternité...) s’occupent des enfants de Bobo-Dioulasso et l’achat de spiruline est hélas hors de leur portée. C’est pourquoi elles sollicitent l’installation d’une unité de production locale biologique permettant de faire bénéficier leurs usagers des bienfaits de la spiruline.
Il faut toutfois noter l'effort considerable du ministère de la santé burkinabé qui permet aux CREN de bénéficier d'un tarif social de la spiruline vendue à 4000 fcfa le Kg.
Après avoir travaillé à la mise en place d'une ferme de spiruline à Lafiabougou depuis 2007, nous travaillons depuis 2009 à la mise en place d'une unité de production et de formation au sein du dispensaire trottoir à la demande de cette association Burkinabé.
Notre association effectue également des recherches visant à mettre au point une méthode biologique de production de spiruline au moyen de méthodes locales utilisant des produits locaux.
En effet, les intrants hydrosolubles disponible à Bobo Dioulasso sont d'une qualité variable et nous persistons dans l'idée qu'il n'y a pas de production agricole qui ne puisse être cultivée sans apport d'angrais chimiques.
Suite au colloque panafricain sur la spiruline de 2010, et à la visite de notre chantier par la caravane de gilles planchon, la maternité d'Accartville et deux Centres de renutrition et d'éducation nutritionelle (CREN) bobolais nous ont contacté pour produire eux meme la spiruline nécessaire à leur action... Ce sont nos prochains chantiers.
Nous avons été contacté par Ingénieur sans frontière pour initier une formation à la culture de spiruline au sein de leur centre de formation agricole.
Notre action est un soutient, un partenariat d’initiatives locales et non l’imposition autoritaire d’un projet préconçu en Europe.
Dispensaire trottoir
Le dispensaire trottoir accueille depuis 93 les enfants des rues, malades. Son but est d’améliorer les conditions de vie des enfants défavorisés ; 792 enfants bénéficient de ses prestations : cours d’alphabétisation, soins, distribution de nourriture et apprentissage (couture, agriculture). Cette structure a demandé l'installation d'une production de spiruline pour pallier aux carences alimentaires des enfants qu'elle accueille.
En 2009, nous avons installé un bassin de production de spiruline au sein du dispensaire, nous avons formé deux jeunes du dispensaire à la culture de spiruline. Pour permettre l'autonomie de cette prtite production, nous avons enclenché les production de WATA, de komboucha et de kéfir afin que le dispensaire trottoir puisse les vendre et financer ses activités.
La maternité d'Accart Ville et les centres de renutrition et d'éducation nutritionnelle.
Suite à l'action de sensibilisation menée par la caravane des "spiruchons" accompagnant gilles Planchon jusqu'au colloque panafricain sur la spiruline, de nouveaux partenaires nous ont contactés. Notre prochain chantier conserne le CREN CSPS saint Joseph de Bobodioulasso et la maternité d'accart ville. Ces partenaires ont constaté les effets de la spiruline sur les enfants malnutris et sont très motivés pour produire de manière autonome, la spiruline dont leur structure a besoin.
Nayalgué : ferme de spiruline de Koudougou Burkina
La ferme de spiruline de Nayalgué à Koudougou produit de la spiruline au Burkina depuis 1999. Elle encourage nos expérimentations sur la nourriture biologique de la spiruline car sa production est aujourd’hui encore trop chère pour la population burkinabé en raison du prix des intrants chimiques. Cette ferme de spiruline dirigée par pierre Ancel et cofinancée par CODEGAZ nous à fourni la souche de spiruline que nous avons semée à Bobo-Dioulasso.
L’association bio-passion vise à promouvoir l’agriculture biologique au Burkina par la production de composte issu des déchets végétaux de la ville de Bobo-Dioulasso. Cette action permet d’assainir la ville par la récupération des déchets. L’association bio-passion gère une pépinière de plantes ornementales et médicinales biologiques. Son président Soungalo Traoré est à l’origine de la décision de produire notre spiruline au moyen d’un procédé biologique.
Partenaires région
Soutiens administratifs et financiers, aides techniques au montage du projet
Le CCFD
Le CCFD soutien notre projet en nous apportant son expérience dans la lutte contre la malnutrition. Cette collaboration nous à permis de percevoir avec plus d’acuité les conséquences de la malnutrition sur le niveau de développement. Le CFFD à expertisé notre démarche coherente et satisfaisante
Lianes Cooperation
Notre association à également reçu le soutien de Lianes coopération et de Cap solidarité qui nous ont apporté leurs conseils et leurs expertises en matière de solidarité internationale et de développement durable.
LE CLAP OMJC de Villeneuve d'Ascq
Le comité local d’aide aux projets de Villeneuve d’Ascq accompagne notre association depuis 2005 par son aide technique et son expertise. L’association a reçu une aide financière du CLAP en 2006 et 2009.depuis sa création,
notre associassion bénéficie de l'aide logistique du CLAP OMJC de Villenuve d'Ascq
Nous remercions ici François Cardot pour son expertise et son indéfectible soutien à notre action!
Le ministere de la jeunesse et des sports
L’association est également lauréate du concours de l’engagement organisé et du DEFI JEUNE 2008organisés par le ministère de la jeunesse et des sports.
Spiruline solidaire est soutenue par sa commune d'origine. Notre association participe aux manifestations vertes organisées par notre belle ville de Villeneuve d'Ascq. au forum du développement durable ainsi qu’au Marché de saison organisé par la ville de Villeneuve d’Ascq pour y présenter son action. Ainsi la ville est un proche partenaire de l’association depuis plusieurs années, notamment par l’intermédiaire de l’OMJC et de François Cardot. Le service de la vie associative nous a permis d’entrer en contact avec les responsables de la santé et du développement durable qui soutiennent notre action étant convaincus de la nécessité de développer la culture de spiruline pour lutter contre la malnutrition.
Région Nord-pas-de-Calais
Notre association remercie également la région Nord Pas-de-Calais de nous avoir admis au fond Solidaires Ici Solidaires Ailleurs (SISA) qui à largement contribué a financer notre action au Burkina .
LA région Nord pas de Calais nous a permis de réaliser la construction des maisonnées et des bassins de spiruline lors du dernier séjour de notre chargé de mission de juin à novembre 2007. En 2008, le dispositif SISA nous apermis de financer les experimentations de milieu biologique de la spiruline. En 2009,l' aide de la région Nord pas De Calais nous a permis de développer les activités connexes génératrices de revenu afin d'acceder à l'autonomie financière, clef de la pérénité de notre action.
Partenaires Technique
J p Jourdan et l’association TECHNAP
Jean Paul Jourdan est un des pionniers de la culture de spiruline à des fins humanitaires ; fondateur de l’association TECHNAP, il prodigue personnellement ses conseils à notre association. Il est l’auteur du manuel de culture artisanale de spiruline. TECHNAP a fourni à notre association une aide précieuse sous la forme de formations et de conseils techniques. L’association TECHNAP pourvoi également au matériel pédagogique à l’usage de nos partenaires burkinabés. Jean Paul Jourdan est un fervent défenseur de la spiruline familiale en Afrique.
Spiruline France et son président Olivier Verbruggen
Spiruline France est une association lilloise crée par olivier Verbruggen ; (pionnier de la production de spiruline en appartement). Spiruline France commercialise la spiruline comme complément alimentaire dans la région et partout en France par le biais de son site internet. Spiruline France nous a fourni la souche de départ nécessaire aux expérimentations menées avec nos collège et lycée partenaire lors des conférences et rencontres avec les élèves.
Antenna Technologie
Antenna Technologie est une ONG d’origine suisse ayant pour vocation de mettre en place des sites de production de spiruline autonome. Antenna technologies fourni des souches de spiruline et un appui technique. Elle accompagne les micro projets de production de spiruline partout dans le monde, supervise la construction des bassins, prodigue son assistance régulière aux porteurs de projets partageant ainsi son expérience en la matière. Nous avons eue la joie d'être contacté par cette association afin de mettre en place un partenariat. Antenna technologies nous fournit également les machines WATA qui permettent de produire de l'eau de javel que le dispensaire trottoir vend afin de financer ses actions.
Le laboratoire bioreds associé à l’USTL
Le laboratoire bioreds se propose de mener gratuitement des analyses biologiques vérifiant les qualités nutritionnelles et thérapeutiques de la spiruline biologique de Bobo-Dioulasso. Un professeur de L’université Lille I Ferdinand Kouho Elombo propose de donner la spiruline biologique de Bobo-Dioulasso comme sujet de mémoire à des étudiants en master .
Il s'agit de procéder à la verification des effets thérapeutiques de la spiruline de Bobo Dioulasso et de mener des recherches sur la production d'une spiruline entièrement biologique en photobioréacteur, au moyen d'intrants biologiques disponibles à Bobo Dioulasso.
Une approche familiale et artisanale de la culture de spiruline permet de mettre ses bienfaits à la portée du plus grand nombre. Cette diffusion se fait par le biais d’un apprentissage essentiellement pratique qui nécessite la mise en place d’une « ferme école ». La spiruline permet à des familles démunies de tirer une nourriture d’une excellente qualité nutritionnelle d’une terre aride sans nécessiter d’investissement lourd. Un bassin de 3 m² permet à une famille de 10 personnes de bénéficier quotidiennement de l’apport en protéine nécessaire à la bonne santé de ses membres.
Apporter une formation gratuite à la production familiale ou artisanale de spiruline est un élément essentiel de l’autonomie alimentaire et de l’autosuffisance.
La production de spiruline artisanale se révèle être une activité rémunératrice et créatrice d’emplois, de valeur ajoutée et de développement pour toute la région.
En totale opposition avec l’aide humanitaire ponctuelle et dépendante d’aides extérieures continuelles, l’objectif de la ferme école est de créer, à terme, un réseau de fermes solidaires s’apportant une aide réciproque et mutuelle. Pour se faire notre ferme école dispense une formation efficace en langue locale (Dioula) de producteur de spiruline artisanale mais aussi la souche de spiruline nécessaire au démarrage de la culture, l’apprentissage de la méthode de nourriture organique de la spiruline et son aide pour la construction du premier bassin envisagé. Ainsi la ferme école redistribue l’aide de départ qu’elle a reçu de notre association et s’en émancipe. La création d’un réseau de fermes solidaire est une nécessité : elle permet de pallier au problème de la mort subite d’une culture, une souche en bonne santé étant toujours disponible, et permettant de relancer la culture à tout moment.
Loin de ne vouloir susciter qu’une activité mercantile, la création de la ferme école à Bobo-Dioulasso permet d’apporter un soutient alimentaire de grande qualité aux enfants accueillis par le dispensaire trottoir. Ainsi les 3/4 de la production est distribué gratuitement aux pupilles. du dispensaires Nous développons en paralèlle les activités genératrices de revenues nécessaire à l'autofinancement de la production de spiruline. WATA Kombucha...
L’installation de bassins de spiruline à Bobo-Dioulasso se fait à la demande des associations partenaires locales. Nous formons les personnels de ces associations à la culture de spiruline qui leur est nécessaire. L'ensemble des fermes de spiruline présentes sur le territoire burkinabé s'entraide formant un réseau local solidaire. Les personnels formés à la culture de spiruline s'engagent à transmettre cette formation .
Certains projets visant à diffuser la spiruline dans les pays en voie de développement n’ont pas pu se pérenniser car ils ne se sont pas souciés de la rentabilité de leurs installations.
L’analyse des coûts de productions (salaires, eau…) nous a permis de réaliser que la ferme-école, pour assurer son œuvre sociale devait commercialiser une partie de sa production. Il est en outre nécessaire de développer des activités génératrices de revenus connexes à la production de spiruline.
La spiruline est un produit commercialisable… localement.
Un simple procédé de séchage et un emballage adéquat permettent un stockage durable de la spiruline ou de produits enrichis en spiruline. Ces produits de hautes valeurs peuvent donc être transportés et commercialisés tant sur les marchés locaux que, en principe, sur les marchés internationaux. Notre démarche vise avant tout à l’autonomie locale en matière d’alimentation ; dans cette optique, l’exportation de la spiruline vers des marchés internationaux serait, selon nous, une double erreur. D’une part, elle priverait la population locale d’une amélioration directe de son statut nutritionnel ; d’autre part, elle risquerait d’aboutir à des difficultés en matière de rentabilité. En effet, un contrôle de qualité indépendant, indispensable pour entrer sur les marchés des pays industrialisés, sera probablement hors de portée de notre relativement petite unité de production.
L’université polytechnique de Bobo-Dioulasso analyse la sécurité sanitaire de notre spiruline (métaux lourds, bactériologie). D’autre part, les prix internationaux de la spiruline en vrac sont en pleine réévaluation du fait de la mise en route de très grosses unités de production, notamment en Chine. Il convient de résister à la tentation d’amortir rapidement notre ferme école par l’exportation de la part de la production commercialisée.
Il est préferable si on veut consommer de la spiruline en France de s'adresser à des producteurs francais comme Jean-Bernard Simian: http://spirulinedeprovence.monsite.wanadoo.fr/
Pour concourir à l’autosuffisance alimentaire, la diffusion de la spiruline familiale est le credo de notre association. Mais la spiruline artisanale peut aussi de par sa nature rémunératrice être une activité autonomisante. Il est toute fois indispensable de souligner le fait que la rentabilité des installations de production de spiruline dépendra, au moins dans un premier temps, de la création d’un marché local, régional ou national, pour ce « nouveau » produit. Il est donc essentiel que le transfert des technologies et des connaissances nécessaires à la création de nouvelles unités de production de spiruline soit accompagné, d’une large diffusion d’informations nutritionnelles. La production locale de spiruline n’a de sens que là où sa valeur est reconnue. La première expérience menée à Bobo-Dioulasso par l’ordre de Malte a permis de populariser la spiruline et ses bienfaits dans la région. Il faudra donc soutenir la formation locale en matière de nutrition, afin que l’information relative à la spiruline puisse être correctement appréciée, et intégrée à de plus larges programmes touchant à une éducation nutritionnelle globale. Notre ferme est environnée du dispensaire de Lafiabougou, d’une école primaire et du planning familial qui nous ont tous trois d’ores et déjà contactés.
La spiruline est une protéine alternative et écologique à la production et à la consommation de viande bovine. L’élevage des bovins produit à lui seul 10% des Gaz à effet de serre rejetés chaque année en France. Le dioxyde d’azote (NO2) contribuant à la destruction de l’ozone au niveau de la basse stratosphère et le méthane (CH4) proviennent de la fermentation digestive notamment des bovins (à 74%), une vache produit en moyenne 90 kg de méthane par an.
La spiruline se nourrit principalement de CO2, le carbone représente 55% de son poids elle représente donc un véritable filtre biologique pour notre planète. Elle peut, de plus, se nourrir de compost par la récupération de déchets organiques.
Pour lui apporter le Carbonne dont elle est si friande nous avons conçu un « fermenteur alcoolique » permettant de recycler le co² provenant de la fermentation sous vide de fruits sucrés en fonction des saisons (mangues 9 mois de l’année papayes les 3 mois restants). Nous pouvons ainsi nous passer des apports de bicarbonate de soude habituellement utilisé en culture chimique pour apporter un supplément de carbonne.
Un rendement en protéine inégalé pour la production de protéines la plus économe en eau !
| Rendement en protéines à l'hectare | Quantité d'eau nécessaire à la production d'un Kg de protéines |
Pour produire un kilo de protéines de viande de bœuf, il faut environ 200 mètres cubes d'eau, pour fabriquer un kilo de protéines de spiruline, il n’en faut que 2 mètres cube. La spiruline a, de plus, une prédilection pour l’eau de pluie qui peut être récupérée en saison des moussons (mi juillet à septembre) ce qui représente pour cette période une économie d’eau notable. Elle s’agrémente également volontiers d’eaux saumâtres inutilisables par l’agriculture commune.
Le rendement en protéine à l’hectare de la spiruline est remarquable. Cette productivité découle aussi du fait que la spiruline est entièrement comestible : toute l’énergie et les intrants utilisés à sa production sont ainsi valorisés ; dans une production agricole classique, seul un faible pourcentage de la plante cultivée (ou de l’animal élevé) est effectivement consommable.
En zone sahélienne, la spiruline croit de 25 à30% par jour. Ceci permet de récolter chaque jour 1/3 de la surface de production. Elle est productive toute l’année et ne nécessite pas d’hivernage. Pour prendre tout son sens, cette productivité doit être ramenée aux doses quotidiennes utilisées en Alimentation humaine : à peine quelques grammes de spiruline sèche suffisent à améliorer radicalement l’apport nutritionnel quotidien d’un enfant en bas âge. Cela signifie que chaque mètre carré de production de spiruline peut suffire à l’aide nutritionnelle de 3 à 4enfants, cela d’une manière continue Quelle production agricole peut prétendre à cela ?
Nous cherchons à remplacer les intrants chimiques par des produits naturels disponibles. De la lessive de cendres de bois, plus le sel et du fer chélaté naturel (jus de clous = fer rouillé trempés 15 jours dans du vinaigre), comme nourriture nous experimentons differentes methodes d'extraction de l'azote (macerations de feuilles purins de plantes , utilisation d'alambiques artisanaux....) et solubilisation progressive d'éléments consommés par la spiruline ; on peut citer, le calcaire et la dolomie broyées (apport de calcium et magnésium) ou les boues résiduaires d'eau de cendre pour apporter le magnésium et le souffre dont la spiruline à besoin en petite quantité.
L’utilisation de produits naturels est essentielle pour produire de la spiruline familiale en petite quantité car cette substitution permet de réduire considérablement les coûts de production et l’investissement de départ.
Ainsi la culture de la spiruline, algue originaire du sahel, nous parait être une réponse soutenable à tout point de vue au problème de la malnutrition proteino-énergétique. Technologie 100% « africanisable » et respectueuse de la culture africaine, elle ne demande pas de lourd investissement. Economiquement rentable elle permet la mise en place de micro projets pérennes, seules politiques à même de créer un développement durable et autonome des pays pauvres. Elle est de plus respectueuse de l’environnement et extrêmement économe en eau ; précisons que cette production n’utilise pas nécessairement d’électricité (car pour les petite cultures l’agitation manuelle est ce qu’il y a de mieux).La culture de spiruline ne nécessite pour être diffusée qu’une solide formation.
Une ferme école trouve sa place a Bobo-Dioulasso où un personnel local, déjà formé ne demande qu’a enseigner son savoir (en langue Dioula) pour lutter contre ce fléau silencieux court-circuitant tout développement qu’est la malnutrition.
